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en forêt de Compiègne

description de mes randonnées en forêt de Retz. Environ 1500km de randos et 20000 photos pour montrer cette forêt magnifique et ses particularités: les lieux atypiques comme la Pierre Clouise, la Cave du Diable, la Pierre Fortière, la Grotte Saint-Antoine ... Mais aussi les 359 carrefours nommés, les étangs, des villages et hameaux ...

Morienval

Le village de Morienval est situé au Sud-Ouest de la forêt de Compiègne. Il est rattaché à Pierrefonds comme le village de Palesne .

J'ai traversé ce village lors d'une seconde rando des 2 forêts (Retz et Compiègne) en partant du carrefour de Montaigu . Je suis rentré dans ce village en venant du carrefour de la Fortelle (forêt de Compiègne).

d'après René Mouton (la forêt de Compiègne de A à Z, édition A+B et http://foretdecompiegne.free.fr/sommairebis.html )

MORIENVAL

Morienval est un village situé au Sud de la forêt, au flanc d'une petite vallée qui rejoint celle de l'Automne. Une plaine qui porte son nom la sépare de la forêt domaniale de Compiègne, dont il est distant de 2 Km 500. Sous la dynastie carolingienne, le monastère fut déjà incendié par les Normands. Le roi Dagobert 1er y avait un palais et une grande maison de chasse où il logeait ses meutes et ses équipages. Il y fonda deux églises dédiées l'une à la vierge et l'autre à Saint-Denis ainsi qu'un double monastère composé d'une communauté d'hommes et d'une communauté de femmes. Charle le Chauve fit plusieurs voyages à Morienval avec la reine Ermantrude et combla de biens l'abbaye. L'église Notre-Dame subsiste encore aujourd'hui. On y voit, dans la nef, les pierres tombales des anciennes abbesses et la pierre qui surmontait le mausolée de Florent de Hangest, seigneur de Viri, qui mourut en 1191, au siège de Saint-Jean-d'Acre. Son coeur rapporté en France, fut inhumé dans cette église. La statue représente un chevalier couvert d'une cotte de mailles et tenant à la main une sorte de sceptre que termine une fleur de lis. La main gauche est appuyée sur un écu triangulaire La supériorité générale sur les deux monastères appartenait à l'abbesse. Le doyen du chapitre n'exerçait de juridiction que sur les chanoines, le curé, le chapelain et les prêtres de Saint-Denis. Quatre Dames dignitaires présidaient à l'observation de 1a discipline et à l'administration des biens temporels : l'abbesse, la prieure, la trésorière et la préchantre. L'abbesse avait des missi qui prenaient séance parmi les pairs aux assises de Crépy, visitaient les domaines, réglaient les différends etc. Plus d'un siècle après l'affranchissement du Valois, cette communauté avait encore des familles de serfs, occupées au service de la maison. Sous I'abbatiat de Dame Mathilde, l'abbaye s'enrichit providentiellement des reliques de Saint-Annobert. La prospérité de l'abbaye s'accroît rapi- dement pendant le 12e siècle. Le 15e siècle vit s'installer les premières abbesses commendataires nommées par le roi. Jeanne IV d'Arsonval est nommée par François ler en 1515. Elle doit démissionner en 1535. A sa mort, en 1544, elle fut inhumée dans l'église. Trois abbesses sucessives appartinrent à la famille noble de Foucault : Jeanne, Anne II, Anne III. Cette dernière eut le plus long abbatiat (1620-1684). Le 18e siècle sera décisif pour l'avenir de l'abbaye. (La communauté des hommes avait été supprimée au 16e siècle). Elle émigra en 1744 à Royallieu et au Parc-aux-Dames. L'église Saint-Denis fut abattue à la même époque. Une charte de 1223 fait état de la cession, à l'abbaye de Morienval, par Simon Vallet et Agnès, sa femme, de 40 esseins de terre située aux « essarts de rest ». Il faut rappeler à ce sujet, que, primitivement les forêts de Compiègne et de Villers-Cotterêts se rejoignaient aux confins du territoire de Morienval (vers Palesne). La région de Morienval fut ensuite essartée pour être défrichée. Les terres défrichées conservèrent longtemps le nom d'« Essarte de Rest ». Il faut rappeler que Saint Louis avait accordé les premiers droits d'usages en forêt aux Dames de Morienval. Dans le « Valois royal » (1583), Nicolas Bergeron mentionne : « terres qui rapportent du meilleur froment qui se puisse trouver à Morgneval... » En 1663, il y avait 289 maisons usagères dans le prévosté de Morienval dont, 59 pour le village et le reste pour les nombreux hameaux avoisinants. En 1720, le village comptait 720 habitants et 954 en 1790. Sur la pente opposée à celle où est bâti le village, en lisière des champs, on rencontre une ancienne chapelle, dite de Saint-Anobert. Cette charmante commune, essentiellement agricole, a gardé longtemps son caractère champêtre, blottie autour de son abbaye, accrochée au flanc d'un vallon tranquille. Mais les promoteurs veillaient ! Ce qu'ils n'ont pu réaliser autour du village (heureusement !), ils l'ont édifié sur la plaine qui le domine. Entre 1965 et 1970, un important lotissement, appelé « Bois Messire Jacques » a pris la place des champs de blé et betteraves qui prospéraient sur une terre généreuse qui leur était particulièrement destinée. Et tout cela pour créer un hameau-dortoir à des usagers dont le lieu de travail est à vingt kilomètres dans le meilleur cas. RM.

L’abbaye Notre-Dame de Morienval est une ancienne abbaye bénédictine de femmes, fondée sans doute pendant le troisième quart du ixe siècle par Charles le Chauve, dans un vallon proche de Crépy-en-Valois, sur l'actuelle commune de Morienval dans l’Oise (lien wikipedia).

Pour les cartes: © IGN - 2019 et © OpenTopoMap - 2019

Morienval
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