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en forêt de Compiègne

description de mes randonnées en forêt de Retz. Environ 1500km de randos et 20000 photos pour montrer cette forêt magnifique et ses particularités: les lieux atypiques comme la Pierre Clouise, la Cave du Diable, la Pierre Fortière, la Grotte Saint-Antoine ... Mais aussi les 359 carrefours nommés, les étangs, des villages et hameaux ...

carrefour_Route du Vivier Corax_Route des Lorrains

A l'opposé des carrefours nommés, ce chapitre est constitué des carrefours sans nom de la Zone 1 (voir carte). Cette zone 1 se situe au Nord-Ouest de la forêt de Compiègne.

Les carrefours sont décrits par ordre alphabétique (voir le PDF). Donc le changement de secteur peut être très rapide. En général, ces "carrefours" sont des intersections de 2 chemins mais il arrive aussi que plusieurs chemins, laies, routes, les traversent, voire des départementales.

Le carrefour_Route du Vivier Corax_Route des Lorrains est situé au Nord-Ouest dans la forêt de Compiègne.

Il est traversé par la Route du Vivier Corax et la Route des Lorrains.

Il est proche du carrefour du Vivier Corax.

 

d'après René Mouton (la forêt de Compiègne de A à Z, édition A+B et http://foretdecompiegne.free.fr/sommairebis.html )

VIVIER CORAX

En 1663, les Dames de Royallieu possédaient la maison, pré, étang du Vivier Corax. En 1694, cette ferme au milieu de la forêt, comprenait 23 arp 30 verges. C'est aux environs de cette date que fut creusé l'étang, car, sur le Plan de Chandellier de 1694, l'étang est dessiné avec cette mention : « étang proposé à faire ». En janvier 1699, les religieuses louèrent à Louis Cahinier, demeurant en la maison et ferme du Vivier Corax, paroisse de Saint-Germain les Compiègne, et à sa femme Louise Louvet : « la maison, ferme dudit Vivier Corax, consistant en chambre de logement, chambre haute, grenier au-dessus, estable couverte de tuiles, grange, roilly couvert de chaume, jardin avec 20 arp. de prés et 4 arp. de terre labourable, et un vivier ou étang, le tout situé dans la forêt de Compiègne, en une pièce, entouré de fossés en partie, à charge de souffrir que trois bêtes à cornes de ladite abbesse paturent avec les leurs, soient à couvert à la ferme et gardées par eux, et de 100 livres de redevances annuelles ». Jusqu'en 1747, la ferme resta aux mains des Cahinier, puis, à cette date, la location fut partagée entre deux familles : Jean François Deligny, jardinier des religieuses, et sa femme Marie-Rose Cahinier, d'une part, et Jacques Morel, marchand filassier, et Antoinette Douville, sa femme, d'autre part. Le loyer passa à 130 livres. Depuis 1721, le fermier jouaissait des droits d'usage que l'abbaye de Royallieu possédait dans la forêt à cause de cette ferme. A partir de 1743, les religieuses se réservèrent le vivier. En 1755, il n'y avait plus qu'un seul locataire : François Doraison, garde-chasse de la capitainerie royale et Martine Poulletier, sa femme. Le bail, de 175 livres à cette date augmenta encore en 1766 où il fut porté à 200 livres, payables comme toujours à la Saint-Martin d'hiver, plus 12 livres de beurre par an. Malgré ces augmentations, l'abbaye de Royallieu, épuisée par toutes les réparations qu'elle avait du faire à ses autres domaines, fut incapable, en 1775, de faire face aux frais d'entretien que nécessitait le délabrement de ses fermes de Bertinval et du Vivier Corax. Elles passèrent une convention avec Pierre Lucien Pannelier, receveur des bois, entrepreneur des plantations de la forêt de Compiègne, seigneur d'Annel et Janville, et dame Marie Madeleine Bazin son épouse, le 14 février 1775. Les Pannelier, par un bail emphythéotique de 50 ans, se chargèrent des réparations. La description du Vivier Corax était la même que celle de 1699, mais les terres et prés de ce domaine ne formaient plus qu'un marais que les Pannelier se chargeaient d'assécher. Ils devaient remettre lesdites terres et prés en bon état de culture et fauchaison. En 1785, la ferme du Vivier Corax changea une nouvelle fois de mains à la suite de l'adjudication, par les commissaires généraux de Sa Majesté, à Louis Antoine Grand propriétaire de plusieurs propriétés dont la ferme du Vivier Corax. Depuis longtemps, le Vivier Corax est devenu un poste forestier ; une partie des bâtiments est louée à un particulier qui en a fait une résidence d'été. Quant au pré, terre labourable et étang, tout cela est devenu un marais (1970) depuis la fin du 19e siècle. Dans les années 80, d'importants travaux de rénovation et de modernisation de l'habitat ont été effectués pour le logement de deux agents de l'O.N.F. A notre époque cela était vraiment nécessaire. Ce qui l'était moins c'était l'exécution à grands frais, sur le terrain, d'importantes levées de terre, pièces d'eau, fossés, étang, véritable club Med pour canards.

Je suis passé à ce carrefour notamment lors de la randonnée suivante:

05_2018_Guet du Nid_Royallieu_la Bouverie_Marché Dupuis

pour les cartes: ©  IGN - 2021

carrefour_Route du Vivier Corax_Route des Lorrains
carrefour_Route du Vivier Corax_Route des Lorrains
carrefour_Route du Vivier Corax_Route des Lorrains
carrefour_Route du Vivier Corax_Route des Lorrains
carrefour_Route du Vivier Corax_Route des Lorrains
carrefour_Route du Vivier Corax_Route des Lorrains
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