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en forêt de Compiègne

Description de mes randonnées en forêt de Compiègne. Environ 700 km de randos et 15000 photos pour montrer cette forêt magnifique et ses particularités: les Beaux Monts, les Petits Monts, les Grands Monts, le Mont Tremble, le Mont Arcy, le Mont Collet, le Mont Saint-Mard, la Gorge du Han, la Grotte des Ramoneurs, des étangs, des villages et hameaux, tous les carrefours nommés ...

l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres

Cet ancien Prieuré est situé au sommet du Mont Saint-Pierre (124m). 

L'ancien Prieuré est situé dans un parc fermé avec une maison forestière habitée. Le parc est ouvert durant la journée du patrimoine et maintenant, certaines soirées à l'occasion de concerts de musique classique:

théâtre de verdure (vidéo)

Il y a plusieurs moyens pour accéder au sommet du Mont Saint-Pierre: par la D547 et/ ou la route du Faubourg Saint-Pierre puis en prenant une petite route bitumée. On peut aussi y arriver par la forêt par la route du sentier de la découverte (pas facile en été à suivre et ronces) ou par la Route des Moines (fin) notamment.

Deux Routes Tournantes encerclent le Mont Saint-Pierre: pour celles-ci, voici le pdf de la rando effectuée très récemment (publiée pus tard):

25_02_2019_les_Tournantes_du_Mont_Saint_Pierre

Il y a 23 routes tournantes dans la forêt de Compiègne d'après René Mouton. J'aurais l'occasion d'y revenir beaucoup plus tard dans un chapitre sur des randonnées dédiées à ces tournantes. Leurs longueurs varient de 1,5km à 8km environ (x2 pour AR). Mais bien sur, avec des randos, la distance change ...

J'ai pu dessiner des randos en cumulant certaines tournantes convenablement choisies: 12 randos seront suffisantes pour les balayer.

Les deux Tournantes du Mont Saint-Pierre:

Tournante sous le Mont Saint-Pierre

Route_des_étangs_Saint-Pierre

Au début des années 1930, des vaches paissaient devant de Prieuré comme dans la gorge du Han, la Fontaine des Porchers (porcs) ...:

d'après René Mouton (la forêt de Compiègne de A à Z, édition A+B et http://foretdecompiegne.free.fr/sommairebis.html )

SAINT-PIERRE-EN-CHASTRES 

Dans son ouvrage « Le Valoys royal » (1583) Nicolas Bergeron, parlant des ruines du chasteau et maison de Cuyse, ajoute : « se peuvent un peu plus loin remarquer les murgets et pierraille des trois chasteaux qui ont donnés la dénomination au mont Saint-Pierre en chastres ou castres ». Il dit d'autre part que Philippe le Bel fit construire et dota le couvent des célestins de Saint-Pierre en chastres, commencé en façon d'ermitage par Pierre de Mouron qui fut appelé Pape célestin, la place ayant été donnée par les religieux du couvent de Saint-Crépin de Soisssons, en l'an 1308. Par acte du 13 décembre 1413, Andrieu de Saint-Jean fait cession des dimes de Cuise aux Célestins de Saint-Pierre en Chastres, depuis peu co-seigneur. Les dimes de Cuise se répartissaient par tiers entre le chapitre, les Célestins de Saint-Pierre et le curé. L'ordre des Célestins ayant été supprimé, un décret de Mgr de Talleyrand-Périgord, archevêque de Reims, en date du 14 septembre 1786, attribuait leur part sur les dimes de Cuise à la cure. Les biens de Célestins furent dispersés sous la révolution comme biens de seconde origine. Au terme de cette liquidation, et comme pour la parfaire, afin que disparût toute trace du passé, la municipalité d'Attichy décida, dans sa séance du 2 septembre 1795, de détruire leurs archives. Ce fut une perte irréparable. Pour ajouter une note gaie aux faits strictement historiques, voici ce qu'écrit A.L. Dumont au sujet des moines de Saint-Pierre en Chastres : « Pendant plus de quatre cent cinquante ans, les Célestins installés au Mont Saint-Pierre par Philippe le Bel, empruntèrent ce chemin (la route des Moines) pour aller se ravitailler à Saint-Jean-aux-Bois. Ils avaient une réputation de très gais et bien bons vivants ces Célestins. Nous les voyons encore, chevauchant à âne, descendant les pentes du Mont et chantant à tue tête, à l'instar du Père Gaucher (de l'élixir) des chants qui n'avaient rien de liturgiques ; mais, il n'y avait que les animaux de la forêt pour s'en scandaliser. On aimait leur rendre visite, là-haut, au Monastère, que l'on appelait vulgairement Saint-Pierre-en-l'air ! On y était bien accueilli et on leur demandait de servir une de ces fameuses omelettes aux fines herbes, dite « à la Célestine » dont ils avaient le secret. Ils vous arrosaient ça avec un de ces petits vins qui n'était pas le vin ordinaire des coteaux de Jaux, mais qui venait de loin ; car ils s'y connaissaient les Célestins ! » Le monastère occupait 51 arp. 1/2 sur le Mont Saint-Pierre (garde la Pommeraye, triage des étangs Varin en 1663). Il possédait également les étangs Varin avec leurs chaussées, au nombre de 7 tenant l'un à l'autre (30 arp) la prairie de Saint-Pierre avec un étang au milieu 23 arp 1/2 et le petit pré au-dessus de Maurut (6 arp). Un peu au sud de leur enclos, la prairie étang et terre labourable du moulin à huile joignant le triage de la queue de Saint-Etienne, le marais de Laillet et la chaussée de Batigny ; enfin, il partageait, avec différents particuliers, la prairie des habitants de Pierrefonds. A ajouter également une partie d'une grande prairie appelée le Don du Roi, et 25 arp. de prairie au Fort Poirier. Les religieux louaient la plupart de ces prés à des laboureurs Vieux-Moulin ou à d'autres particuliers. Quant à leurs étangs qui fournissaient le poisson, ils étaient aussi utilisés pour le rouissages du chanvre jusqu'en 1669, année ou cette opération fut interdite. En 1620, les célestins avaient acheté aux religieux de l'abbaye de Royallieu une maison au Vivier Frère Robert. Le moulin leur appartenait déjà et ils le donnaient en location. Les célestins de Saint-Pierre étaient parmi les plus riches de la forêt ; ils possédaient de nombreux biens sur le pourtour de la forêt. Malgré sa prospérité, le monastère s'éteignit avant la révolution. L'ordre des célestins fut supprimé par arrêt du conseil du 21 mars 1771. Il n'y avait plus alors que sept ou huit religieux. On leur laissa la jouissance de leurs revenus jusqu'à leur mort. Le plateau de Saint-Pierre et ses bâtiments furent vendus moyennant 33.000 livres payables en assignats à la révolution. Au temps du père Carlier (1700), on voyait, dans l'église Saint-Pierre, auprès du maître-autel, la tombe en marbre de Pierre de Sorre, qui fut chargé, par Philippe le Bel, de faire venir d'Italie en France les premiers Célestins qu'on y vit. Deux statues provenant de cette église sont aujourd'hui dans l'église Saint-Jacques de Compiègne. Il ne subsiste aujourd'hui de l'édifice qu'une tourelle environnée de lierre et des croisées en ogive qui datent du 14e siècle. Le pavillon resté debout appartenait à un corps de logis destiné jadis à recevoir les visiteurs. Une des cheminées porte la date : 1664 qui pourrait être celle de la construction. Au sommet de l'un des murs on remarque un cadran solaire. Le 11 août 1832, le roi des Belges Léopold 1er, qui venait d'épouser à Compiègne la princesse Louise, fit, en compagnie de la famille royale, une promenade dans la forêt . Ils visitèrent les ruines du château de Pierrefonds et celles du Mont Saint-Pierre. Une Plaque de marbre, placée dans l'ancienne chapelle du prieuré de Saint-Pierre-en-Chastres, rappelle le souvenir de cette excursion. La pavillon fut tour à tour maison de garde et maison louée à des particuliers. Mme la duchesse d'Orléans aimait beaucoup Saint-Pierre. Elle y avait fait restaurer, en 1840, deux pièces où son Altesse royale venait souvent se reposer. Sous la second Empire, la ministre Fould donna l'ordre que Saint-Pierre soit rendu habitable. Une famille espagnole et sa fille (fort jolie) s'y installèrent. Ne faut-il voir là qu'une coïncidence ? (RM). Au pied du pavillon coule (bien faiblement) la fontaine des miracles qui passait, autrefois, pour guérir de la stérilité. La route d'accès a été entièrement refaite et goudronnée pendant l'hiver 1975-76. L'eau sous-pression a été amenée jusqu'au pavillon. Depuis, une grande salle est réservée par l'O.N.F. pour certaines réunions. Le reste du bâtiment est la demeure d'un garde forestier. Il a été trouvé à Saint-Pierre de nombreuses médailles et des armes de l'époque romaine. Suivant Dom Grenier, lors de fouilles on y aurait découvert une cachette qui peut être considérée par la quantité d'objets qu'elle a fournie (532) et leur extrême variété, comme l'une des plus importantes de la France entière.

voir aussi les lieux atypiques en forêt de Compiègne.

pour les cartes: © IGN - 2019

l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
l'ancien Prieuré de Saint-Pierre en Chastres
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